Running : La guerre des T-shirts

Partons du principe que lorsque l’on est coureur, nos amis, notre famille nous a catalogué comme étant Runner. Ainsi TOUS les cadeaux d’anniversaires.. de Noël.. etc. ne doivent plus qu’être de l’univers du Running.

« Pas d’idée cadeau pour Alexandre ?! C’est pas grave.. Offrons lui un truc de Running ».

C’est comme ça que l’on se retrouve avec 10 paires de chaussettes renforcées de toutes les tailles, des leggings en veux-tu en voilà, des caleçons spéciaux pour la course (tous plus moule b… les uns que les autres), trois paires de gants, des bonnets ambiances « Cousteau fait le marathon » et surtout des T-SHIRTS …

Des T-SHIRTS bleus.. Jaunes.. Verts.. Noirs.. Fluos.. Mates.. Manches longues.. Manches courtes.. Avec des poches.. Sans poches.. Avec ou sans marques.. Avec des bandes rugueuses.. Avec des effets réfléchissants.. On n’a pas vu tenue de sport plus diversifiée depuis la fin des combinaisons de ski fuseau.

Ps : Non coureur. Simple Lecteur. Pour bien comprendre ce post, tu peux considérer que ce blog s’intitule Gazon Vert et que l’on parle de maillots de foot si c’est plus parlant pour toi !

AU COMMENCEMENT, FUT LA PILE : 

Dans ta jeunesse tu as pratiqué la natation ? Le judo ? Le karaté ? Le Handball ? Le Tennis ? Ou bien tout autre sport où tes parents devaient t’amener un ou plusieurs week-end dans l’année participer à une compétition souvent mal organisée ?

Alors peu importe ton niveau de l’époque, tu as forcément eu cette punaise, ce clou, cette poignet de porte dans ta chambre qui te permettait d’afficher fièrement toutes tes belles médailles gagnées à la force de ta participation ! Et bien sache que le Runner lui aussi dispose de ses « tas honorifiques » !

Plus précisément, il en dispose de deux.

Le premier : Son tas de médaille. A la différence de celui de sa jeunesse, celui-ci ne trône pas sur le mur porteur de sa chambre. Mais plutôt sur un mur, dans un coin de cave, de grenier.. A l’arrière d’une de ces portes que l’on ne l’ouvre plus.. dans un tiroir des « ça pourra toujours servir ».. Ou plus tristement dans cette boîte des souvenirs nostalgiquement accumulés.

Le second tas : Celui dont je souhaite parler. C’est celui qui dans une armoire, bien plié laisse apparaitre un palmarès passé. Oui je parle de cette pile textile.. Grand patchwork fluo technique qui n’a rien à envier au tendance mode du début des années 90. Cette pile pour le coureur c’est tout d’abord son palmarès. Un T-Shirt = Finisher d’une course. Vous m’avez compris, choisir un T-Shirt dans cette pile pour aller courir c’est comme partir au boulot avec un costard imprimé CV.

Cette pile pour le coureur c’est donc un moyen de se rappeler le chemin parcouru.

Du Semi :

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Au Marathon :

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D’année en année :

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En passant par des trails (SaintéLyon / EcoTrail):

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Tous les coureurs ont leurs préférés. Et généralement plus le temps passe, plus les T-Shirts s’accumulent et plus le choix s’oriente vers les performances de haute volée. Quelle tristesse pour tous ces T-Shirts jamais choisis.. Retomber du piédestal d’une fierté passée au fond de la pile qu’on se voudrait plus jamais porter de peur d’avoir à le replier !

Avec le temps, cette pile grandit.. perd la face (#JeanBlaguin). Quelle terrible gâchis ! D’ailleurs si vous ne voulez pas gâcher, sur consommer.. je propose de créer sous peu une association de collecte des t-shirts de running pour les envoyer à ceux qui n’en ont pas. Je ferai un article sur ce projet sous peu. Si vous êtes motivés et vous avez des idées pour m’aider, n’hésitez pas à venir vers moi. #RunningSolidaire.

 

JE – EGO ET NARCISSISME : 

Perso, Mon narcisse dépasse allègrement mon palmarès. Je n’ai que deux marathons et deux long trails au compteur et je me présente déjà comme un « Jeune trailer et runner ». Ces T-Shirts sont donc un moyen d’habiller mon narcisse.

L’hiver, bien que ces T-Shirts préféreraient le passer au chaud.. Ils se retrouvent sans manches.. A devoir se montrer.. En superposition d’autres T-Shirts.. Pour que même un 15 décembre ou un 24 janvier.. Toi.. Le regard croisé.. Tu puisses contempler ma fierté exacerbée !

Qu’est ce donc que ce T-Shirts que je ne s’aurais voir ? Une fierté ? Que nini.. Une déclaration de réussite ? Point encore ! Une volonté de dire MOI je l’ai fait.. M’y voici !

Il y a quelque chose de terrible dans le fait de porter un T-Shirt de course. Parfois, je me demande s’il ne faudrait pas en prohiber le port dans l’espace public. Interdire que dans la course, l’individu puisse en tout temps rappelait à ses camarades de course que « Oui, il l’a fait … ».

 

TU – AS PARTAGE MA COURSE. 

Finalement. Quand on y pense. Le meilleur des T-Shirts est-il vraiment celui qu’on obtient à l’arrivée ? Pourquoi la récompense aurait-elle plus de valeur que le moyen de l’obtenir ? Je me pose la question. Ce T-Shirt que tu as porté pendant des kilomètres et des kilomètres à l’entrainement et durant la compétition.. Celui-ci qui a souffert de ta sueur sans au grand jamais se plaindre.. Sans au grand jamais te laisser tomber.. Toujours là.. Pour toi.. Sur tes épaules.. Est-ce que ce ne serait pas lui finalement le meilleur des T-Shirts ? Tu l’as porté. Il t’a supporté. Dans l’éternité, ce couple Homme/T-Shirts restera gravé comme celui qui a fini telle ou telle course.

Oui, je le dis. Je l’affirme. Je le crois. Le T-Shirt avec lequel on a fait l’épreuve est plus important que celui obtenu à la fin ! Et je n’ai pas peur de le redire :  Le T-Shirt avec lequel on a fait l’épreuve est plus important que celui obtenu à la fin ! (Quel courage ..). J’entends déjà les intégristes de la récompense me huer.. Dénigrer l’esprit de partage.. ma méritocratie exaltée .. A eux.. Je leur réponds « #JeSuisTshirtPorté ».

Lorsque j’essaie de m’en rappeler.. De fouiller au plus loin dans ma mémoire.. Je retrouve petit à petit ces bouts de textiles qui ont partagé mes aventures : Au semi-marathon j’avais couru avec quoi déjà ? .. Je m’en rappelle plus.. Attends, ça va me revenir ! C’est pas possible. Je ne peux pas avoir défendu pendant deux paragraphes les t-shirts portés pour en arriver à ne plus me souvenir de ma tenue lors de mon premier semi-marathon.. Et bien si ! C’est terrible, comme cette ex-girlfriend que sur le moment tu ne pensais jamais oublié.. quelques mois-années passées.. tu te rends compte que tout d’elle tu as oublié. Pauvre ex-Tshirt !

 

ON – NE VIT QU’UNE FOIS :

De plus en plus, je pousse cette réflexion : A force de courir des courses où l’on donne des T-Shirts à la fin, je me retrouve avec une pile immense. Je n’ai clairement plus besoin d’acheter de T-Shirts.

Si cela m’arrive à moi.. Cela doit arriver à beaucoup de personnes.. J’en suis sûr ! Mais alors, en faisant un gros raccourci, les marques de textiles de Running / Trail sont partenaires d’évènements qui fournissent des T-Shirts qui cannibalisent leur propre marché. Ca fait un peu le serpent qui se mord la queue, non ?

D’accord, la marque s’achète ainsi une visibilité.. mais elle scie aussi par la même la branche sur laquelle elle est posée.

La courbe du nombre de t-Shirts distribués grandissant logiquement plus vite que la courbe du nombre de runners.. Il va arriver un moment où le marché va se retrouver saturé. De ce constat, je peux établir les deux scénarios suivants :

Scénario 1 : Les marques ne vont pas arrêter de fournir des T-Shirts Finisher. Mais. Car oui, il y a un mais. Mais ils vont arrêter de fournir le T-shirt à la fin de la course. Ils vont simplement fournir un bon pour retirer le T-Shirt en boutique ou sur le site officiel de la marque. Donc on se retrouvera avec des coureurs qui auront « la flemme » d’aller chercher le t-shirt (un bon 15 %) et tout le reste qui passera en boutique chercher le t-shirt et en profitera pour qui sait .. consommer.

Scénario 2 : Les équipementiers vont arrêter de fournir des T-shirts de Finisher. Etant donné que ce scénario est très peu probable. Je vous laisse établir la probabilité que le scénario 1 se réalise 😉

 

NOUS – APPARTENANCE A UN CLUB : 

Et si le T-Shirt n’était pas un signe ostentatoire d’égo mal-réalisé. Et si le T-Shirt était plutôt un moyen pour tout coureur de se définir comme appartenant à une tribu.. A un club..

Rien n’est plus jouissif dans la vie d’un serial porteur de T-Shirt de course que de croiser une tunique identique. Le T-Shirt est finalement, là, un moyen de se reconnaitre : lui, bien que je ne le connaisse pas.. il a vécu la même épreuve que moi.. Et s’y j’engageais la conversation : « Super épreuve la … hein ? »

Le T-Shirt n’est ainsi pas simplement un MOI JE, mais plus une manière de dire TOI ET MOI nous faisons partie de la même tribu !! Nous avons vécu la même galère au fin fond d’un trail à l’autre bout de la France. Et là on se croise par hasard sur un tracé d’entrainement près de mon domicile. Que le monde est petit. Je me sens déjà moins seul !

La vue de ce T-shirt me rassure. Je ne suis pas seul. Et si c’était ça, au final, la course en solitaire ! Une épreuve individuelle, un rite initiatique qui nous fait intégrer le cercle fermé des Finishers.

Parfois le sentiment d’appartenance à un club est tel que le coureur confond club et famille, et tombe ainsi trop facilement dans une relation de proximité mal interprétée.

Par exemple, je me rappelle. Lors du salon du running, en amont du marathon de Paris. Alors que je tentais de participer à un jeu concours pour obtenir une place pour la SaintéLyon. Un couple se rapproche du stand sur ma droite.

Vous savez, ce genre de couple où le mari et la femme sont plutôt petits tous les deux, portent la même casquette, la même veste recouverte de patch de sponsors et pourraient très bien participer à une émission streaptease sur la beauté de la misère social dans le grand est frontalier.

Le mari, plein d’aplomb s’approche de l’hôtesse. 1m90, blonde, des jambes sans fin, louée quelques € de l’heure pour attirer le badeau sur le stand. « Bonjour, mademoiselle » « Bonjour monsieur ! Qu’est ce que je peux faire pour vous ? » « Et bien , vous savez mademoiselle, nous avons couru la SaintéLyon il y a deux ans .. regardez nous avons même le T-shirt sur nous, vas-y montre lui chérie »..

Attiré par ce cas anthropologique à forte teneur, je m’intéresse au débat et me tourne vers la femme. Elle répond à son homme « Roooh, chérie.. j’ai les bras pleins attends ». Oui, forcément pour vous dresser le tableau, comme tous ces genres de couples, celui-ci a eu la bonne idée de prendre tous les prospectus de tous les stands afin de « On ne sait jamais ».

La femme ouvre sa veste. Quelque chose bloque. La fermeture éclair s’est enrayée. « Mais chéri, aide moi. Tu vois bien que je suis bloquée ! ». « Vous pouvez me tenir cela mademoiselle, le temps que j’aide ma femme ? ». Héroïque, l’homme délivre sa femme et expose son beau T-Shirt de finisher de la saintélyon 2014 , puis ouvre lui aussi sa veste d’un tiers en tirant vers l’extérieur. « Vous voyez mademoiselle ! ».

Se sont-ils rendus compte ? Cette jeune femme à qui ils parlent, n’a jamais couru la SaintéLyon. Elle n’a pas le même référentiel. Elle ne fait pas partie du club. Et elle se retrouve portant la veste de madame d’un bras, et de l’autre les sacs du couple, et, face à elle, deux êtres tentant de dire « Nous aussi ont fait partie du club, de la famille ». Quelle belle tristesse. Avant de quitter le stand, je me dirige vers l’homme et lui glisse un « Moi, aussi, je l’ai fait l’an dernier ».

 

ILS – REGARDE LUI LA BAS : 

Tout comme je repère. Les gens me repèrent. Souvent, une fois que j’ai fini de courir ou en courant je me rends compte que des personnes réagissent en fonction du T-shirt que je porte. C’est assez étrange. C’est même devenu une lubie. Vont-ils remarquer mon t-shirt ? Est-ce que cela va les faire réagir ? Qu’est qu’ils peuvent bien penser ? Arrrrgh… toujours plus Alexandre.

T-Shirt du Semi porté « Ah si tu savais.. vas-y tente de me doubler 😉 tu vas voir ce qu’il va t’arriver ! »

T-Shirt du marathon porté « Oui, bon, ça va, c’est qu’un marathon. C’est pas si impressionnant.

T-Shirt de la SaintéLyon porté « Tu ne dois certainement pas connaitre.. Ah.. Tu connais.. Bah oui je l’ai fait ! »

T-Shirt de l’EcoTrail porté « Oh. Un t-shirt de l’EcoTrail. 30 – 50 – 80. Va pas si vite, j’ai pas le temps de lire ».

Le mieux, au final, c’est bel et bien de porter un T-shirt classique. Cela donne l’impression de courir incognito. Un peu comme quand Bruce Wayne met son costume cravate pour aller travailler. Il reste Batman. Mais personne ne le voit… Quelle agréable sensation. Pour vivre heureux : Vivons cachés !

Lecteur, tu auras bien compris que j’ai une relation toute particulière avec le T-Shirt de running. Le porter ne m’a donc pas suffit. Il m’a pourtant souvent irrité. Parfois même l’été, exaspéré, je me suis tenté à l’enlever. Pourtant aujourd’hui c’est de lui que je vous ai parlé.

Consacré un article à un bout de textile.. Ce n’est plus un blog de Running & Trail.. C’est quasiment un blog mode – tendance & beauté.. D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez noté mais j’ai sauté VOUS.. Je.. Je VOUS ai sauté ! Ce n’est pas par hasard. Tu t’en doutes. Car ce que j’aimerais c’est que toi Runner tu me dises quel est ton T-shirt préféré pour courir ? Tout tout premier ? Ton nike dernièrement acheté ? Ton T-Shirt Finisher récemment gagné ?.. Je comprendrais que tu ne veuilles pas le partager.. Tout à chacun.. Tu as le droit de garder.. Ton petit coin de T-Shirt secret !

 

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Un mois de pause – En Avril, ne cours pas d’un fil …

 

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Nous sommes le 1er mai. Certains racontent que c’est la fête du travail. D’autres la fête du muguet. Moi ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, après un mois d’arrêt, je m’y remets.

Oui. Je me suis arrêté. Ce n’est pas une blessure. Ce n’est pas un empêchement. C’est une volonté. Cela fait maintenant 14 mois que je cours sans arrêt. 2860 bornes. Tu m’étonnes qu’il faut tout faire pour me stoper.

J’étais assez retissant à l’idée de m’arrêter. Mais bon, suite à l’EcoTrail 80 km et le Marathon de Paris deux semaines après, je me suis lancé. Je me suis lancé dans cette course contre le running. 25 jours sans course. 25 jours de marche forcée. 5 puissance 2 jours bridés.

Je sais déjà que deux choses vont être très dur pour moi :

  • Faire comprendre à mon ventre que ses envies ne sont plus en adéquation avec l’activité physique de mon cul.
  • Réconforter mes yeux qui tous les jours vont voir passer les gens qui courent dans la rue.

D’ailleurs sur ces derniers, j’ai remarqué qu’en m’arrêtant j’analyse plus leur course. D’ailleurs, lui il court bien. Il a du niveau. Putin, j’ai envie de courir.

JOUR 5 : 

Je commence à grossir. J’ai repris un peu de bide. Ce soir : ados.

J’ai la sensation d’avoir les jambes qui brulent.. C’est étrange.. C’est comme si j’avais fait un gros effort ! Pourtant en touchant l’arrière de mes cuisses, de mes mollets.. C’est mou ! J’ai l’impression de perdre de la masse musculaire. Vivement la reprise pour donner un peu de tonus à tout ça.

JOUR 7 :

Je commence à déprimer. Le manque d’activité physique me fait passer pour une larve. Hier j’ai pourtant fait 2 heures de skate et de grosses distances en Vélib.. Pourtant j’ai l’impression de ne pas avoir fournit les mêmes efforts que d’habitude. Je pense que la reprise va me faire beaucoup de bien.

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JOUR 8 :

.. Et dire que j’ai couru tout l’hiver.. Putin.. J’étais même heureux.. Parfois ! Sous la pluie, dans le froid, dans la nuit.. et là, aujourd’hui, il fait TELLEMENT BEAU ! Les bourgeons bourgeonnent.. Les feuilles s’échappent.. les oiseaux hurlent.. les femmes s’effeuillent.. L’arrogant short est de nouveau de sortie.. Le soleil micro-onde.. Je ne cours pas. Je commence à vraiment vouloir faire une pause à ma pause.

JOUR 9 :

Ca y est. Depuis la SaintéLyon, j’ai officiellement pris 6 Kilos. Ca se fête.. VODKA ! Va falloir reperdre tout ça PUTIN. Je sais que je recours dans 11 jours. J’avais prévu une petit sortie (10 km) pour reprendre. J’hésite à rallonger un peu. M’avaler un 20 direct pour recommencer. C’est une bonne idée !

JOUR 10 :

On me propose d’aller courir ce dimanche. Ce dimanche matin. Salops ! Traitres ! Démons ! Vous me tentez.. N’avez vous point de respect pour ce repos déterminé ? Je refuse. Ma reprise cela ne sera pas avant le 1er mai.

JOUR 11 :

Un collègue me montre des photos sur son iPhone :  » Tu vois.. ce matin.. j’étais à Cannes sur la promenade des anglais .. » « .. là, c’est la vue quand tu cours  » .. « Là, c’est la mer .. » .. STOOOOOOP ! Arrêtez la torture ! Je suis déjà dans un état très proche du craquage ! Là, le coup de la balade des anglais c’est limite de trop. C’est décidé, un jour quand j’aurai repris j’y irai.. J’y irai .. Me la faire .. cette balade des anglais.. Cannes Calling !

JOUR 12 :

Aujourd’hui, on m’a félicité pour mon blog. Je sais pas trop comment je dois le prendre. En tout cas, cela me rappelle qu’écrire c’est sympa, mais que courir c’est mieux !

UNE SEMAINE AVANT LA REPRISE :

Ce matin, j’accompagne des potes qui veulent courir. Ca sera skateboard et vélib pour moi.. Plus qu’une semaine à tenir !! J’en profite pour m’inscrire aux foulées du 12eme.. Un petit 10 km pour me remettre dans la compétition. Je ne suis pas fan des distances courtes généralement.. Mais bon, je dois accompagner une amie.. Cela me fait plaisir de courir avec elle.. Objectif 45 min.. Tranquille.

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J moins 6 :

Aujourd’hui, il a neigé. Moi qui m’imaginais déjà tel Anton Krupicka.. courir torse nu.. En mode minimaliste. Pas envie de ressortir le legging. Envie de courir en short.. de sentir le vent frais glisser sur l’arrière de mes cuisses. Sentir les herbes hautes effleurer les tibias.. sentir le soleil rôtir la peau sous le t-shirt au niveau des omoplates. Bref courir l’été.

J moins 5 :

Aujourd’hui, je pense encore beaucoup à la reprise de dimanche. Une sortie longue le dimanche.. Une sortir courte le mardi soir. Une autre le mercredi aprem, plus de 15 km ambiance balade. Et vendredi ou samedi prochain je suis à Aix en provence. Je ne connais pas du tout. J’ai repéré une rivière sur google maps pas très loin de l’endroit où je serai. Je m’y vois déjà courir au bord. J’adore découvrir quand je cours. Là cela va être de la pure découverte. Du kilométrage pour les yeux.. pour les sens.

Plus que 4 jours :

Aujourd’hui, pour la première fois je ne perds pas patience. Je perds impatience. Autrement dit je sais que c’est pour bientôt. Plus besoin d’être impatient. Ca vient.. Ca arrive.. Tout doucement .. Tout simplement – Fermer pour cause de sentiments différents – Reviendrai peut-être dans un jour un mois un an – Dans son cœur dans sa tête – Si encore il m’attend ..

Plus que 2 jours :

Je n’ai pas envie de courir c’est dingue. Je suis officiellement sevré. Si j’avais voulu tout arrêter, j’y serai arriver. Maintenant, je pense que la reprise va être plus dure que prévu. Limite désagréable. Je verrai bien. Je suis inquiet.

D DAY : 

Hier soir je suis rentré vers 02 h du matin. Petite soirée vin rouge. Je prends beaucoup d’eau avant de me coucher histoire d’être en forme le lendemain. Lendemain, réveil 09 h. Je le laisse sonner. Une fois. Deux fois. Je fais un tour sur Facebook.. Je retourne sous ma couette. 09 h 45. Je n’ai pas envie. Petite douche. Je m’habille. Cela faisait un moment que je n’avais pas ouvert ce tiroir. Je choisis de prendre mon t-shirt de la SaintéLyon. 10 h 15 je prends un vélib. Direction le 16eme.

J’ai oublié de charger ma Garmin. Cela va être « Nike + » sur l’Iphone comme au commencent.

Je rejoins mon camarade de course. Nous décidons d’aller courir dans le bois de Boulogne autour des lacs.

Les sensations ne sont vraiment pas bonnes. Mes jambes sont lourdes. Elles sont molles. Ce mois d’arrêt était-il une erreur ? Dans 6 mois c’est Les Templiers. Je suis pas prêt. Je recommence ma préparation de zéro. Mais c’est tellement bon.. c’est bon d’à nouveau hésiter.

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