Top 19 des phrases que tu entends quand tu es un runner.

memerunners.jpg

Quand tu cours. Enfin, quand tu as été mis dans la case Runner.. que tu portes la terrible étiquette du « mec qui court ».. tu peux être sûr que les personnes que tu vas rencontrer en soirée, que tes collègues, que ta famille et que tes potes vont te dire ces phrases.

« Mais pourquoi ? Pourquoi tu cours ? »

Par pitié. Arrêtez de poser cette question. Je ne sais même plus quoi répondre à force. Pourquoi pas ? Pour toi ? Pour moi ? Et toi pourquoi tu te poses des questions à la c… ?

 

« Surtout après quoi ? »

Qu’est ce que vous voulez que je vous répondre ? Sérieusement ? Le succès ? La gloire ?

 

« A ton âge, c’était les jupons que je courrais »

Mais quel mytho ! Tu courrais après rien du tout. Et puis t’inquiete pas pour moi 😉

 

« Moi au bout de 10 minutes je m’emmerde ! »

Bah écoute.. Faut apprendre à être patient un peu dans la vie. Car là, 10 minutes. T’es limite précoce. Mais bon, ça tu le savais surement déjà 😉

 

« 80 km …. Même en voiture j’ai la flemme ! »

En même temps je te demande pas de faire de l’ultra trail sur le périph.

 

« LA MACHINE !! »

Tu peux m’appeler Cheix 😉

 

« T’as pas peur de courir la nuit ?.. Dans le bois ?.. Avec les serials killers.. tout ça ? »

Perso. Je serais un serial killer. Je m’attaquerais pas à un mec qui se fait des trails de 80 bornes. Faut être cohérent deux secondes. Par contre, toi, avec ton corps de lâche.. t’es dans la cible mon bonhomme 😉

 

« Aujourd’hui ça va.. Mais plus tard.. Pour tes articulations.. Tu y as pensé ? »

Bah bien entendu.. d’ailleurs je devrais tout arrêter.. Tu as pas un plan fauteuil roulant ?

 

« J’aurais jamais parié sur toi.. On m’aurait dit « Bidule il sera marathonien dans deux ans » j’y aurais jamais cru ! »

Bah tu vois. Maintenant, je te laisse imaginer tout ce qu’il me reste à accomplir 😉

 

« J’ai un pote d’un collègue du mari de ma femme qui fait des trucs comme toi ! Un taré ! »

Super. Et toi ? Tu t’y mets un jour ? T’en as pas marre de vivre par procuration ?

 

« Non je ne vais pas courir avec toi.. On n’a pas le même rythme.. Tu vas t’ennuyer ! »

Si je sais courir vite.. je sais courir moins vite 😉

 

(Lorsque tu prends un gel) « Ah.. Bah.. maintenant tu te dopes.. Tu sais ce que tu prends au moins ? Je suis sûr qu’il y a plein de trucs chimiques dedans.. »

Euh.. Mec, il y a dix minutes tu bouffais un plat industriel réchauffé au micro-onde, on en parle ?

 

« Mais quand tu fais des courses longues comme ça.. Tu t’arrêtes ou tu cours tout le temps ? »

Bah, bien sûr, je me fais une petite bouffe entre deux ravitos et puis quand je m’ennuie je fais des reportages photos..

 

(Quand tu parles d’une soirée et que tu dis que tu sais pas encore trop comment tu vas venir) « .. Bah, en courant ! »

Très drôle .. il y a une douche là bas ? 🙂

 

(Quand au restaurant tu refuses de prendre un désert) « .. Non, mais t’es sérieux. Tu cours ! T’as le droit ! »

Que l’on soit clair. Oui, j’ai le droit. Oui, je pourrais me le permettre. Mais c’est pas pour mon cul que je fais ça.. C’est pour ma tête 😉

 

(Quand les jours avant une grosse course tu arrêtes de boire de l’alcool) « .. Roooooooh ! Aller ! Une petite pinte ! Ca va pas t’empêcher de courir ! »

Qu’est ce que t’en sais ? Tu refuses de courir plus de 400 mètres. Tu vas pas me donner des conseils nutritionnels maintenant ?

 

(Quand on t’a posé la question « Tu l’as fait en combien de temps le marathon ? » que tu réponds ton temps) « .. Et le premier il a mis combien de temps ?

Merci. C’est sympa de valoriser ma performance 😉

 

(Quand tu dis que tu as fini une course) « .. Et tu es combien au classement ? »

« Non-runneur » sachez-le, le classement, à moins d’être dans les 100 premiers d’une course (et encore) tout le monde s’en tape.

 

(Quand tu expliques que Le grand Trail des Templiers ça se court en armure) « .. Ah ouais ? Carrément ?! »

Bouffon va .. Et le marathon de Paris c’est béret obligatoire l’an prochain !

 

Publicités

Musique pour courir – Playlist running #1

A chaque musique son kilomètre ! A chaque kilomètre sa musique !

Km 1 . Tove Lo – Habits (Stay High) – Hippie Sabotage Remix

Km 2 . Vandaag (I have a dream) – Bakermat

Km 3 . Cochon ville – Sébastien Tellier

Km 4 . Is This Love – Bob Marley (Montmartre Remix)

Km 5 . Sander van Doorn & Adrian Lux – Eagles (Album Version)

Km 6 . Tiësto & Hardwell – Zero 76

Km 7 . Crying Soul – DJ Splash

Km 8 . Abris – Nova (NCS Release)

Km 9 . Yall – Hundred Miles ft. Gabriela Richardson

Km 10 . Hardcore Vibes – Global Deejays

Km 11 . Hello – Martin Solveig

 

Km 12 . At Night – Arno Cost / Arias 

Km 13 . Snow white – Muttonheads

Km 14 . It’s my Life – No doubt

Km 15 . Rocky – Eye of The Tiger

Km 16 . Mon rat s’appelle Judas – Guérillas poubelle 

Km 17 . Le boomerang – Serge Gainsbourg  

Km 18 . People help the People – Birdy

Km 19 . Paradis Blanc – Michel Berger 

Km 20 . Cock music smart music – Fauve

Km 21 . Concerto pour violon et orchestre en Mi Mineur – Félix Mendelssohn Bartholdy

Km 22 . Everything’s gonna be alright – Sweetbox

Km 23 . Natural Blues – Moby 

Km 24 . Wicked game – Chris Isaak

Km 25 . Act like you know – Fat larry’s Band 

Km 26 . One love – U2

Km 27 . Voyou – Fauve 

Km 28 . Englishman in New-York – Sting 

Km 29 . Je n’ai qu’une seule vie – Gérard de palmas

Km 30 . Soy la cocinera – La mala Rodriguez 

Km 31 . Hôtel Californie – Gipsy King

Km 32 . Crazy on you – Heart

Km 33 . All The things she said – TATU 

Km 34 . Wherever you Will Go – The calling

Km 35 . Paint it black – Rolling stones 

Km 36 . Otherside – Red Hot Chili peppers

Km 37 . Back in black – ACDC

Km 38 . Gimme Shelter – Rolling Stones 

Km 39 . The intinials BB – Serge Gainsbourg 

Km 40 . Haut les cœurs – Fauve  

Km 41 . You can Hurry love – Phil Collins 

Km 42 . Angie – The Rolling Stones 

Km 42.195 . Stairway to heaven – Led Zeppelin 

Inscription au Marathon de Paris 2017 : La course avant la course. 

Capture d’écran 2016-04-06 à 08.09.48

 

7 h 29 ce mercredi 6 avril. Jour d’inscription au marathon de Paris 2017. Une amie se lance dans l’aventure marathon. Je suis sûr qu’elle a passé la nuit à y penser. Au réveil, elle m’envoie :

Capture d’écran 2016-04-06 à 20.44.40

 

Je trouve ça mignon. Cela me rappelle ma propre inscription l’an passé.

Il est alors 03 h du matin, lorsque je rentre de soirée. Cela fait maintenant deux semaines que j’hésite entre relever le challenge et attendre un an de plus.

Seul, devant mon ordinateur je regarde une vidéo embarquée d’un participant. Je suis très étonné. Celui ci ne ressemble pas du tout au stéréotype du marathonien que je me suis toujours imaginé. D’ailleurs, il me ressemble.

Je traine sur le site officiel du marathon.. La course.. Présentation.. Chiffre clés.. Le salon.. Certificat médical.. S’inscrire.. Infos pratiques.. Vidéos.. S’inscrire.. Galerie.. S’inscrire.. Je crois avoir passé 45 minutes à lire chaque page du site avant de me lancer :

Étape 1 : Créer un compte A.S.O Challenges tu devras !

Petit tour sur leur site. Il y a beaucoup de courses. Plusieurs disciplines. Plusieurs villes. Je me dis que tout cela est vachement bien marketé.

Étape 2 : Tes informations personnelles tu saisiras !

J’ai l’étrange impression que la moindre erreur peut être éliminatoire. De toute manière, il est déjà trop tard. La maladie running m’a envahi. … Je dois choisir mon SAS de départ. Je sais avoir couru dernièrement mon record de distance : 20 km en 2h.. Je tente une règle de trois.. Rajoute 30 minutes histoire d’être sûr.. Mon choix est fait : SAS 04h30.

Étape 3 : Le prix .. tu paieras !

Bon que l’on soit bien clair. Le marathon de Paris, rapporté au kilomètre c’est pas donné. Mais ce jour là, au moment de cliquer sur Valider, je ne prends plus en compte le prix. Mon excitation est en train d’atteindre un pic. Je suis sur le point de m’inscrire à un marathon. Je pourrais dire plus tard  « Papi est marathonien ». Bon d’accord, je risque de passer pour un taré auprès de mes proches. Mais on s’en fout ! On n’a qu’une vie ! Osef ! Je valide.

7 h 55 ce mercredi 6 avril. Jour d’inscription au marathon de Paris 2017. Mon amie semble connaître elle aussi cet état d’excitation totale. Je sens que la pression monte. Elle me renvoie un sms.Capture d’écran 2016-04-06 à 20.57.04

8 h. Je suis dans la salle de bain. Je regarde mon portable. Pas d’autres messages. Serait-elle déjà inscrite ? Dites-moi ; n’y serait-elle point encore ? Nenni. L’y voici donc ? Point du tout.

 

8 h 05. L’y voilà ? Elle n’en approche point. Mon amie partage avec moi son désespoir.. Elle attend. Je sais qu’énormément de personnes, tout comme elle, sont actuellement en train d’attendre sur cette fichue waiting page. Pour faire passer plus vite le temps qui passe, nous partageons quelques sabliers.

Capture d’écran 2016-04-06 à 20.59.37

08 h 08. Son impatience est contagieuse. Moi qui n’avait rien demandé. Je me retrouve à enfler, à enfler.. si bien que j’en crève… D’un coup d’un seul, je me dis « Bon, aller, pourquoi pas, pourquoi pas moi l’an prochain ». Je cours dans ma chambre. J’allume mon mac. Je fonce sur le site d’A.S.O Challenges. Pas le temps pour faire de la lecture. Ni une, ni deux, je bondis sur l’espace d’inscription. Étape 1.. Connexion.. Étape 2.. Informations.. je connais ! Et…….Bordel, moi aussi je me retrouve bloqué sur la waiting page.

IMG_5579

8 h 15. Je rafraîchis la page. Rien ne se passe. Je reçois un dernier sms de mon amie :

Capture d’écran 2016-04-06 à 21.06.27

.. Bien vu Sherlock Holmes !

J’imagine déjà la communication sur Twitter et Facebook de @ParisMarathon : « Déjà plus de 5000 personnes se sont lancées le défi du marathon de Paris 2017.. Pourquoi pas vous ? ».

8 h 20. Rien ne se passe. Mon SAS de départ pour le boulot va bientôt fermer. Je dois le rejoindre. J’enfile une écharpe. Me tourne une dernière fois vers mon mac. Tant pis pour ce matin. Je tenterai ma chance tout à l’heure en arrivant au boulot.

Arrivé au boulot. Je m’empresse d’allumer mon PC. « Mise à jour de votre session – Elément 1 sur 77 – Veuillez patienter.. » Je me disais aussi, cela aurait trop simple !

09 h 57. Je tente ma chance. Je transperce l’étape 1. Je triomphe de l’étape 2. Me voilà à nouveau en face de la Waiting page.. Une minute passe.. Puis deux.. Je commence à me demander si je ne ferais pas mieux d’actualiser la page ?! « Mais si j’actualise cela risque de me ramener à l’étape 1. » Tant pis.. je prends mon courage à deux doigts.. « Clic .. clic.. ». La page disparaît. Devant moi que du blanc. Les secondes deviennent des heures. Lorsque tout à coup. Délivrance. Le prix s’affiche. Je n’ai jamais été aussi heureux de choisir entre Visa et MasterCard. Numéro de carte. Date d’expiration. Crypto. Je paie le prix de ma délivrance. 99 €..

Putin.. 99 €. 650 francs. À ce prix là, quelques années auparavant j’obtenais ma Game Boy Color 499frcs et mon jeu Pokémon en sus. Maintenant pour ce prix je me libère de la souffrance d’être runner.

10 h 06. Ma montée d’adrénaline se termine. L’excitation de la première fois n’est plus là. Elle me manque. Je ne ressens que la fierté d’un devoir accompli. Comme si j’avais simplement tenu ma parole. Le marathon de Paris est devenu un rendez-vous annuel auquel je ne peux pas posé de lapin.. Auquel je ne peux pas dire « Non, pas ce soir ». C’est ancré dans mon ADN : le premier dimanche d’Avril c’est Marathon de Paris.

10 h 50. Mon amie a réussi à s’inscrire. Objectif SAS 4h30. Je suis heureux pour elle. Elle va enfin vivre tous ces fabuleux moments de doute.. Toutes ces merveilleuses hésitations.. Tous ces instants d’amertume qui l’ont poussé à avoir un but !

Elle se demande #DansQuoiJeMeLance. Ben je vais te dire dans quoi tu te lances. (Je sais qu’elle lit ce post). Tu te lances dans un long fleuve pas tranquille.. Dans la peau d’un coureur de fond.. Un long dimanche d’avril.
Capture d’écran 2016-04-06 à 21.20.24.png

Je crois en toi ! Tu vas le faire petite dame💪

Pour moi ça sera SAS 03h45. 5 minutes de moins que mon temps cette année. Je ne pense pas pouvoir descendre en dessous. D’autant plus que je sais que l’EcoTrail de Paris aura encore lieu deux semaines avant. Tiens l’EcoTrail 2017.. Les inscriptions ne commencerait-elle pas bientôt ? J’ai une matinée à gâcher..

image001.png

Récit : Mon marathon de Paris 2016 – La course.

ParcoursMarathonParis2013.jpg

Dimanche 4 avril. Il est 7 h. Je me lève et fonce à la cuisine chercher une bouteille d’eau.

J’enchaine avec une grosse douche bouillante. Dans deux heures, je devrai avoir rejoint mon SAS (objectif 4h). Départ prévu pour 09 h 40. Je n’ai aucune pression aujourd’hui. Il faut dire que ce n’est pas mon premier marathon.

Le jour vient de se lever. Je finis de m’habiller. Il fait un peu froid dehors. J’hésite à prendre un vieux pull que je jetterai au moment du départ.

Finalement, je pars sans pull. Au bout de la rue, je me rends compte que j’ai oublié ma montre. Petit A/R chez moi. Cela me permet de courir 20 secondes. J’ai vraiment mal au péroné. Je me demande si cela va tenir !

Arrivé au métro, je vois au loin quelques collègues stabilos. Plus le métro avance, plus le nombre de stabilos augmente. Les discussions entre les coureurs s’engagent. A Bastille, deux mecs qui finissent leur soirée montent dans la rame quelque peu hallucinés par la faune locale. Je les rassure : « Les gars .. vous êtes pas complètement défoncés. S’il y a vraiment beaucoup de stabilos dans le métro c’est par ce qu’aujourd’hui c’est le Marathon de Paris ».  En descendant à Concorde l’un des deux me lance « Bon courage mec.. nous on va se coucher ». Sympa les fêtards parisiens !

Capture d’écran 2016-04-04 à 21.29.47.png

Charles De Gaulle Etoile tout le monde descend. La place est envahie par des milliers de runners qui veulent se faire un selfie avec l’arche. La police est là mais la circulation n’est pas coupée. On frôle l’accident plus d’une fois.

Je rejoins mon SAS de départ. Beaucoup de policiers et de militaires sur les champs. Je suis rassuré. Je sais que j’ai quelques collègues dans mon SAS. Je tente de les chercher cinq minutes puis j’abandonne.

PlanDepart.jpg

25 minutes avant le départ, on entend au loin les 10.. 9.. 8.. 7.. des autres SAS. Je sais que les coureurs qui partent à ce moment là sont des vrais warriors surhumains !

Le SAS commence à être bien rempli. La population est assez mixte et très hétérogène au niveau de l’âge. Devant moi, trois brésilliennes de Rio de Janeiro venues entre copines participer au Marathon de Paris. Elles ont l’air ultra entrainées. Je les encourage avec un magnifique « Let’s Go Brazil ». Elles se retournent vers moi avec un grand sourire l’air de dire « Merci gros beauf ! ». Derrière moi, papi runner rassure sa petite fille qui fait son premier marathon « Tu vas y arriver, il y a pas de raison ». Cette course est vraiment humainement belle.

5 min avant le départ, j’avale un gel et une pâte de fruits. Mon SAS avance pour prendre place dans l’espace de départ. Je n’essaie pas de me faufiler cette année. Je sais que cela ne sert à rien. A la place, je surveille mes pieds pour ne pas glisser sur un gel, une bouteille ou un sac poubelle abandonné. Je passe au toilette et tente de revenir vers le milieu de l’avenue.

09 h 40. Départ de la partie gauche de mon SAS. Je suis dans la partie droite (pour changer). Commencent alors les 10 minutes les plus longues du marathon. Toute la partie gauche de l’avenue s’élance alors que nous, nous restons planter là. Les gens s’énervent un peu. Une sensation d’injustice commence à se faire sentir. Heureusement l’animatrice à l’accent brézilien annonce notre départ dans 30 secondes.

  • 10 .. J’enfile mes écouteurs
  • 9.. Je lance la musique (Celine Dion – Pour que tu m’aimes encore ..) j’aurais du préparer une playlist bordel !
  • 8.. Je regarde sur la gauche, il y a une caméra de TF1. Je lance un gros ALLER LA en espérant passer à la télé et que mes grands parents me voient.
  • 7.. La nana à droite me bouscule.. T’inquiète pas cocotte on va tous partir 😉
  • 6.. Allez là, lâchez les fauves j’en peux plus.
  • 5.. J’ai oublié d’allumer ma montre. Décidément, elle m’aura fait chié celle là.
  • 4.. J’allume ma montre et lance une course.
  • 3.. Le message « GPS prêt » s’affiche directement. D’habitude il faut 15 minutes au minimum. Je me demande si GARMIN s’arrange pour placer les satellites au dessus des grandes courses comme le marathon de Paris.
  • 2.. Bon, il faut pas abandonner.
  • 1.. Je m’amène jusqu’au kilomètre 30 et après ma course commence.
  • GO.. c’est parti pour 42,195 km de bonheur.

12961517_10154078921411880_2202259568960487051_n.jpg

Il m’aura fallu deux marathons pour passer au 13 h de Jean-Pierre Pernaut.

Cela fait cent mètres que je cours sur la plus belle avenue du monde. Il fait un grand soleil. Que Paris est belle en ce jour de marathon. Tout est parfait. Enfin tout est presque parfait. Je me rends compte que le short que je porte habituellement tombe à cause du poids des gels. Je cours sur les champs et j’ai le futal qui tombe bordel ! Je me tripote les cordons et réussi à le serrer assez pour ne pas qu’il tombe.

« .. Fallait pas commencer, m’attirer, me toucher. Fallait pas tant donner, moi je sais pas jouer ». Après 1 min 43, Celine m’a soulé. Je me dis que l’ambiance du marathon est trop cool pour écouter de la musique. J’enroule les écouteurs dans mon buff autour de mon cou. Cela me dérange un peu mais au moins je profite de l’ambiance du bord de course.

Après 1 km, il fait vraiment super chaud. J’ai bien fait de prendre un simple T-shirt / Short. Les immeubles qui surplombent les Tuileries font de l’ombre sur  cinq mètres à gauche de l’avenue. Beaucoup de coureurs s’y réfugient. Je fais de même.

J’étais parti 1 minute après le troisième meneur d’allure. Je le rattrape et le dépasse. A partir de maintenant je suis serein. Tant que lui est derrière et qu’il le reste je serai sous les quatre heures à l’arrivée.

En participant à la SaintéLyon et l’EcoTrail j’ai pris l’habitude de remercier et d’applaudir les bénévoles sur le bord de la route. Me voilà donc lançant des « Merci, bonne journée » à chaque croisement de rue gardée par des bénévoles. Certains, un peu étonnés me répondent « Euuh .. Ah vous aussi ?! ». Arrivée à Palais Royal, je vois au loin trois militaires en armes. Je repense à ce qui s’est passé le 13 Novembre dernier. Je les applaudis en passant. Un hochement de tête en réaction. L’esprit du 11 Janvier est toujours dans les rues de Paris.

Kilomètre 3 : Un supporter du bord de route lance un « Plus que 39 kilomètres, vous y êtes presque ». Cela me fait rire. Cela pourrait être moi. Abruti va !

Je commence à faire ma course dans ma tête. « Ralenti.. va pas trop vite.. l’an dernier tu t’es écroulé au trentième.. ». Je commence à me fixer la stratégie suivante : Je cours au dessous de mon 100 % jusqu’au kilomètre 30, je tiens jusqu’à la fin de la montée de Molitor et celle qui longe Rolland Garros & l’hippodrome de Longchamp puis au tournant dans le bois de Boulogne je tente d’accélérer. En gros, dans ma tête ma course commence au kilomètre 30.

Kilomètre 4 : Je traverse Saint Paul. Les pompiers ont installé la grande grue au dessus de la route. C’est super sympa. Je me dis qu’il y a encore beaucoup de monde sur la route cette année. Heureusement l’avenue est large et les SAS sont partis en décalé. Je vois le ravitaillement au loin. Je fonce attraper une petite bouteille d’eau et me dégage le plus vite possible de cet enfer.

Kilomètre 5 : A la sortie du ravito, l’avenue se rétrécie de moitié. Il y a énormément de supporters sur les côtés. Je me passionne alors dans la lecture des panneaux « Allez Paul ! » « Vas-y Papa » « GO Maman » « Bravo les champions » « Paul, on est tous avec toi ».. Paul a apparement beaucoup de supporters !

Kilomètre 7 : Sur la montée jusqu’à la place Daumesnil je cours pendant deux minutes à côté d’une banane. Le mec est super courageux. Courir un marathon c’est dur… mais alors courir un marathon sous un soleil de plomb déguisé en banane c’est très courageux. En plus, les supporters voyant une banane lancent tous des « Vas-y la banane ! ». Cela devient lassant. Avant de larguer ce fruit courant, je me rapproche de lui et lui demande son prénom. La banane s’appelle Damien. J’entends à nouveau un supporter crier « Bravo la banane ! », je rétorque « Il a un prénom.. Allez Damien ! ».

Kilomètre 9 : Nous sommes dans la descente de l’avenue Daumesnil. Je connais par coeur ce passage. Je cours toujours ici lors de mes sorties. Je sais qu’il est possible d’accélérer sur la première partie, mais qu’il ne faut pas s’emballer car cela remonte directement après en direction du Zoo. Tout à coup, une odeur de poulet rôti émane du marché sur la droite du parcours. Si seulement je connaissais le nom de la personne qui a autorisé le marché ce jour de marathon…

Kilomètre 10 : Faisons un point sur les ravitos. Même si cette année encore ce fut l’enfer, j’ai l’impression qu’il y avait du mieux. Plus long.. Plus de débit.. Je n’ai pas trop eu de mal à récupérer une bouteille à chaque ravitaillement. En plus, j’adore le bruit des bouchons qui tombent sur l’asphalte durant les 100 mètres qui suivent. J’aime aussi beaucoup le fameux jeu du panier, où tous les coureurs tentent de lancer leurs bouteilles dans les grosses poubelles vertes. D’ailleurs un conseil à ceux qui ne veulent pas se prendre un headshot par une bouteille lancée : Ne pas courir à proximité des poubelles vertes. J’ai vu un coureur s’en prendre une pleine tête. Il avait pas l’air super ravi.

Kilomètre 11 : Je sais que mon père m’attend sur le bord de la route au bout de Saint Mandé. Je vais enfin pouvoir abandonner mes écouteurs et mon bluff (dans ma main gauche ci-dessous). Je ne m’arrête pas pour discuter. Je me sens bien cette année, je n’ai pas envie qu’un arrêt un peu trop long m’empêche de repartir à la même allure.

unnamed-3.jpg

Kilomètre 12 : Sur l’esplanade devant le château de Vincennes beaucoup d’enfants tendent la main. Je ne peux plus me lancer dans un marathon sans l’objectif de taper dans la main de tous les enfants que je croise. J’adore ! Cela me donne l’impression d’être un héros. Pour continuer dans ma façon d’être un peu fantasque, à chaque tape dans la main je crie « Aller champion ! » et je m’imagine dire « Tu sais petit, dans quelques années tu seras surement à ma place.. tu vas voir c’est génial ! ». Petite anecdote, vers le parc floral j’ai tapé dans la main d’un petit garçon, qui s’est de suite retourné et a essuyé la sueur des trois dernières tapes dans la robe de sa maman.

Kilomètre 14 : Je vais toujours aussi bien. Je prends du plaisir à courir. Je n’ai pas lancé ma bouteille, je bois une dernière gorgée. Le plastique qui entoure la bouteille se barre. C’est chiant. Est-ce que c’est vraiment utile d’un point de vue de la marque que toutes les bouteilles aient encore le packaging. Je me pose la question. Est-ce que la marque ne gagnerait pas plus à enlever le packaging en plastique et à communiquer sur son engagement environnemental ?

Kilomètre 16 : Les associations qui animent le bord de route sont vraiment au top. L’ambiance est vraiment super. Cela fait passer les kilomètres plus vite. Et mon association préférée c’est l’association gay que l’on retrouve dans le bois de Vincennes au kilomètre 16 (et dans le bois de Boulogne aussi je crois). Un bon gros Y..M..C..A.. chorégraphié par des mecs d’1m80 vêtus de cuir et de boas roses. Cela fait oublier la douleur  du bitume et la chaleur qui pique la peau.

Kilomètre 19 : Je rattrape le deuxième meneur d’allure du SAS 4h. Il est parti à peu près cinq minutes avant moi. Je commence à croire au fait que mon objectif moins de quatre est possible. Je remarque que beaucoup de coureurs suivent vraiment le meneur d’allure. Je me dis que cela doit être une bonne technique quand tu cours vraiment à 100 % pour tenir ton objectif. Personnellement, je ne me vois pas courir dans cette meute. J’accélère.

Kilomètre 20 : Enormément de supporters Rue de Charenton. J’entends beaucoup de « Bravo Alexandre » « Allez Alexandre ». C’est définitif, je déteste mon prénom !

Kilomètre 22 : Je remercie les quatre mecs avec des grandes pintes de bières sortis du bar juste à la fin de l’avenue Daumesnil et plus particulièrement à celui qui m’a lancé un « Aller dans vingt bornes grosse pinte ! ». Toi, tu sais comment me motiver 😉

Kilomètre 23 : Depuis la Bastille je profite à fond des supporters. Je vais taper des mains au bord de la route, je lance des « Po.. Po.. Po.. Po.. Po.. Po.. Polala.. Olé ! » cela fonctionne. J’oublie petit à petit que je cours. Vers le fond du port de la Bastille je vois au loin un drapeau du PSG. Je me rapproche et lance un gros « Aaaaaaaaallez Paris ! ». Le petit groupe me répond « Paaaaaaaaris est Magique ! ». En tournant sur la droite, je commence à me dire qu’il faut que je me concentre pour ne pas sortir de ma course. Dommage, un drapeau suédois est là .. je suis obligé .. « Alleeeeeëeêz ZLATAN ! ».

Kilomètre 24 : Sur les quais, le soleil tape fort. Je commence à souffrir de la chaleur. Comme tous les 10 km je prends un gel et une pâte de fruits pour passer le temps. Cela fait longtemps que je ne me suis pas fait doubler. Je regarde sur ma gauche, sur ma droite. Je cours plus vite que les autres. Sur ma droite, un homme qui doit avoir autour de 55 ans a une petite pancarte dans le dos « 112ème marathon ». Je le félicite et le double.

Capture d’écran 2016-04-04 à 21.38.48

 

 

Kilomètre 24.5 : Petite dédicace à des potes. IZI !

 

 

Kilomètre 28 : Je commence à être dans le dur. Les ponts qui longent la seine sont vraiment très casses-pâttes. Chaque descente et chaque montée tapent dans les genoux. La dureté du bitume commence à remonter dans l’arrière des cuisses. Ca sent la fin. Heureusement, il y a les supporters à chaque entrée et sortie de tunnels. Leurs « C’est génial ce que vous faites » « Bravo les champions » « Vous y êtes presque » me motivent à rester sur le même rythme.

Kilomètre 30 : Je me rappelle de l’animation du mur des 30 de l’an dernier. Deux pancartes géantes ressemblant à … des murs. L’an dernier à ce moment là, je marchais déjà, j’avais mal et je commençais à sentir les crampes venir. Cette année, tout va bien. Il n’y a que les pancartes qui n’aient pas changées.

Kilomètre 30.5 : Le fameux stand Isostar. Alors bon, outre éviter d’en boire, cette année j’ai aussi évité de marcher dedans. Et oui, c’est certainement très efficace mais bordel cela colle sur les 300 mètres suivants. Echec de l’esquive. Mes chaussures vont « Scrooochp Scroooochp ». C’est très chiant.

Kilomètre 31 : Juste avant d’attaquer la montée de Molitor, un groupe chante Wonderwall d’Oasis. Je chante avec eux « Because maybe.. You’re gonna be the one that sales me ». Dans la montée je croise un type avec une philosophie de course à part. Il disait « Là tu vois ça descend doucement sur 150 mètres puis ça va descendre encore plus après sur 200 mètres ». J’aime cette philosophie de certains coureurs qui savent donner à la difficulté un goût un peu moins acidulé. Après l’avoir répété à haute voix trois fois, une nana lui répond « Ta gueule, ça monte putin ! ».

Kilomètre 33 : Fin de la montée de Molitor. Je crève de chaud. Je n’ai plus d’eau. Le prochain ravito est loin. Mes yeux tombent au loin sur un arc en ciel formé par le soleil sur le jet d’eau des pompiers. Je fonce jusqu’au jet, ralenti pour le traverser et profite de l’humidité sur les 200 mètres suivants. Quel soulagement. A droite, Rolland Garros. Cette année encore j’ai oublié de prendre des places. Je regarderai le tournoi à la télé. Tant pis pour moi.

Miles 21 : Dans le tournant avant la montée de l’avenue de la porte d’Auteuil  un groupe de musique chante Time is Running Out de Muse.. Je fonce prêt d’eux l’index et l’auriculaire dressé pour former les cornes du diable et je reprends le début du refrain « Bury it. I won’t let you bure it ». Quel kiff ce son.

Kilomètre 35 : Dernière montée avant de rentrer dans le bois de Boulogne. C’est dur. Ca tire. Mais c’est bientôt la fin. Je le sais car il y a de plus en plus de personnes qui marchent, qui s’étirent et qui se motivent à haute voix. Une ambulance crie « Garder votre droite, ceci est un véhicule de secours ». C’est la troisième en cinq minutes.

Kilomètre 37 : Plus personnes ne parlent. Il y a peu de supporter à cet endroit. Ce kilomètre est vraiment difficile moralement. Mais le suivant est encore pire : une longue ligne droite d’un kilomètre cinq débouchant sur le dernier ravitaillement. J’y prend une dernière bouteille, j’avale un dernier gel et une dernière pâte de fruits.

Kilomètre 41 : Le bord de route crie. L’ambiance galvanise le corps et stimule les jambes. J’accélère. J’ai oublié la souffrance du bitume. Je lève la tête. Je jette un oeil à ma montre. L’objectif va être rempli.

Kilomètre 41.8 : Je lance mon sprint. Je dépasse tout le monde. Quelle sensation de puissance ! Arrivé sur la place Dauphine, je fais exprès de passer au bord de la foule quitte à me rallonger pour récupérer la force de leurs acclamations. Dernier virage à droite avant la dernière ligne droite. J’hurle sur la foule qui me répond en hurlant encore plus fort, c’est le meilleur moment de mon marathon.

Kilomètre 42 : Je déboule sur la dernière ligne droite. Tout à coup mes jambes n’y arrivent plus. Je sens que je vais tomber dans les pommes. Je me parle à moi même « tu vas quand même pas faire un malaise maintenant ? ». Je faillis de vomir deux fois. Je me dis que cela aurait été classe sur la vidéo. Je regarde ma montre, 3 h 49 min 50 secondes. Je sprinte pour arriver avant les 3 h 50 min.. Je passe la ligne. J’essaie de ne pas craquer car je sais que les caméras tournent. Petite dédicasse à des potes. J’arrete ma Garmin. J’ai fini mon deuxième marathon en moins de 4 h. Je suis très fier. Maintenant, j’ai mal !

Kilomètre 42.2 : Mes jambes tremblent. Je m’arrête plusieurs fois pour m’accroupir. Je refais dix mètres, je m’arrête à nouveau. Cela fait dix bornes que je rêve de m’arrêter pour pisser. J’ai hésité quelques fois à m’arrêter dans le bois de Boulogne mais j’avais trop peur de la relance. Je repère des toilettes dans l’espace sécurité. Je demande à un mec de la sécurité si je peux y aller. Il me répond « Il y a des toilettes au fond juste après les médailles ».. Je le hais, mais n’insiste pas.

Kilomètre 42.4 :  Je récupère mon T-shirt de finisher. Je récupère la médaille. J’adore ce moment où un inconnu te passe autour du cou le bandeau de la médaille et te dit bravo. Je me mets à sa place, cela doit être chiant au bout de dix minutes quand même.

12472413_10154149358103987_2553553553283269366_n.jpg

Kilomètre 42.5 : Je m’assis sur le bord d’un trottoir pour reprendre mes esprits. J’enlève le mode avion de mon iPhone. Je l’avais mis à 08 h en partant de chez moi. Je reçois pleins de SMS d’encouragements. Je réponds d’un simple « C’est bon. Autour 03h50″ à tous mes proches. A ma droite un papi téléphone à sa femme. Il lui dit qu’il est bien arrivé, mais qu’il a énormément souffert à partir du kilomètre 20. Je suppose que sa femme lui a dit « mais en soit ça va ? » car il a répondu « Tu te rappelles quand tu m’as dit oui ? Et bien ce jour tu as dit oui à un bonhomme ! Je prends le bus, je suis là dans 15 minutes » #CEstQuiLePatron.

L’After Marathon : Après 10-15 min de repos, une pote m’appelle pour les rejoindre sur une péniche du bord de Seine vers le pont Alexandre III (@Rosa Bonheur Sur Seine). Ca me tente. Je descends l’avenue Foch les yeux dans mon téléphone en Instagramant – facebookant et Twittant. Arrivé à la place Dauphine je lance un regard vers les coureurs. Je repense à ce très bon moment juste avant l’arrivée. Bravo les champions. Je prends le RER, une jeune femme de 24 ans marathonienne elle aussi s’installe en face de moi. On refait la course. On partage nos impressions. Elle, c’est une coureuse de semi et de 20 km. Moi, je suis plutôt un marathonien/trailer. Nous ne parlons pas tout à fait le même langage, mais nous avons le même ressenti positif sur cette édition 2016 du marathon de Paris. Je descends à Invalides. Je rejoins mes amis dossard et médaille de finisher au vent fier comme un coq. Quelques pintes auront raison de moi.

unnamed-2.jpg

Marathon de Paris 2017 à nos deux. RDV mercredi 6 avril pour les inscriptions.

 

Récit : Mon marathon 2016 – L’ avant course.

 

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.32.11.png
Nous sommes le samedi 19 mars. Je suis au premier étage de la Tour Eiffel. Je viens de terminer l’EcoTrail 80 km en 10 h 18 min. Je me dis « PLUS JAMAIS CA » .. Et pourtant, je le sais, dans deux semaines je cours le Marathon de Paris.

Dans ma tête, cela fait un an, depuis mon premier marathon (en 2015) que je m’entraine pour descendre sous la barre fatidique des 4h.

Il me reste donc deux semaines, pour récupérer de mon 80 km et pour finir de préparer le marathon. En prévision :

  • Une sortie dans la semaine qui vient (mercredi ou jeudi)
  • Une sortie longue le dimanche qui vient
  • Une dernière sortie 4 – 5 jours avant la course.

Mercredi 23 mars, comme prévu je fais une petite sortie après le boulot. 10 km, moitié bois de Vincennes, moitié Paris 12ème. Les sensations sont bonnes malgré les quelques douleurs qui me restent de l’EcoTrail.

unnamed

Dimanche 27 mars. Le temps n’est pas terrible aujourd’hui. Le ciel alterne entre très beau soleil et tempête de grêle. Il est 16 h. Je n’ai plus le choix. J’enfile les affaires que j’ai prévu de mettre pour le marathon et je sors. Je n’ai pas fait 250 mètres quand une averse de grêles me tombe dessus. Je m’abrite dans un abris-bus le temps que l’ondée passe. Arrivé au bout du bois de Vincennes je décide de partir vers les bords de Seine. Et là en traversant les rails du tramway je me vautre comme une m…. sur le tranchant du trottoir.

Ma jambe est bien égratignée mais j’ai surtout très mal au niveau du péroné et dans le genou. Je crains de m’être cassé quelque chose. Je m’insulte « Quel con ! » – « Il y a que toi pour te viander une semaine avant le marathon ». Je rentre chez moi.

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.26.27.png

Et c’est parti pour quelques jours de massages à base de Voltarène. Les jours passent, le mal reste. Pour ne rien arranger, ma famille et mes amis ont tous décidé de me dire le désormais fameux « Tu devrais peu être pas le courir ce marathon.. » – « T’es sur que ça va le faire ? »… Bien sur que non je ne sais pas si ça va le faire, mais j’espère. J’en viens à hésiter. Etre prudent, ce n’est pas trop mon genre d’habitude. Il faut que je me teste, vite.

Mercredi 30 mars, bon j’ai mal. C’est peu être une connerie mais il faut que je me teste. Il faut que je vérifie si cela va être difficile ou très difficile ce dimanche. Petite sortie de 10 km, le soir après le boulot. Les trois premiers kilomètres, c’est l’enfer ! Au bout du 5 – 6 kilomètres les articulations ont travaillé, les douleurs disparaissent. Je remarque qu’en faisant des plus petites foulées j’ai moins mal. Moins je rebondis, moins les douleurs se font sentir. J’ai un peu un look de marcheur en courant ainsi mais au moins ça « marche ».

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.28.55.png

Jeudi soir je passe à Planet Jogging @ Porte Maillot pour effectuer quelques emplettes. J’ai pris l’habitude avant chaque course de boire 1,5 L de Malto (un pot). Cela me met en condition. Je ne suis pas sûr que cela ait un effet réel sur mon organisme, mais en tout cas dans la tête cela me met bien en condition de fin de prépa. Malheureusement, nous sommes 3 jours avant le marathon, il ne reste plus qu’un goût : Cola. Comment vous dire ? Imaginez une pastille effervescente avec le goût de cola que l’on mélangerait dans une eau tiède.. c’est très beurk !

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.29.57.png

Avant, les vendredi soirs c’était Before dans un Pub – Soirée dans un bar dansant puis boite de nuit jusqu’à 05 h du mat’. Maintenant avec le marathon c’est apéro léger, plat de pâtes devant Koh-Lhanta et dodo à 00 h 30. Qu’on se le dise les fins de prépa c’est chiant !

Samedi, veille de course. Réveil à 10 h et départ pour la Salon du Running afin de récupérer mon dossard. Le salon est vraiment super bien organisé. Entre mon arrivée et l’obtention de mon dossard j’ai du passer moins de 60 secondes.

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.35.09.png

Capture d’écran 2016-04-04 à 17.35.34.pngAyant déjà tout mon stuff et plus trop de budget, j’évite les stands des partenaires officiels car je connais ma faiblesse vis à vis des achats compulsifs. Dans la seconde partie du salon, je passe un peu de temps dans la zone Trail. Je discute avec quelques exposants (Diagonale des fous, grand trail de saint jacques, …) et m’inscrit à un jeu concours pour la SaintéLyon.

En rentrant chez moi, je prépare mon petit rituel d’avant course : Mettre toutes mes affaires sur le sol et prendre une belle photo pour Instagram – Twitter – Facebook.

12916904_10154146691128987_2369460573301435413_o.jpg

En regardant le résultat je me rends compte que je deviens un vrai marathonien. Mon équipement est bien mieux adapté à la course que celui utilisé l’année précédente. Et en regardant de plus près.. comme à chaque fois.. je me rends compte que j’ai oublié de mettre un élément. Et cette fois-ci, l’élément oublié n’est pas des moindre : Mes pompes !

Stuff : 

  • Short Nike.
  • T-shirt Nike.
  • Caleçon Nike Combat.
  • Chaussettes renforcées Nike.
  • Buff Endurance Shop.
  • Porte Iphone Kalenji
  • Montre Garmin Forerunner 235
  • Gel Gu (Chocolat – Caramel beurre salé – Orange)
  • Pâtes de fruits Punch Power
  • Barre chocolatée Cliff (White chocolate Macadamia nuts)

Samedi 21 h, je lance un film : Chariots of Fire de Hugh Hudson. Si vous courrez un marathon  demain, je vous le conseille. Une belle source de motivation à quelques heures d’un défi sportif !

chariots-of-fire-4e44f57855cc2.jpg

Demain réveil 07 h pour rejoindre mon SAS (objectif 4h). Par rapport à l’an dernier je n’ai plus aucun stress. Ma seule crainte est que ma jambe blessée me lâche. Je sais que le parcours est totalement bitumé et qu’il y a quelque passage pavé.

Demain.. je vais avoir mal. Mais jusqu’à quel point ?

SaintéLyon 2016 – Inscription faite

Capture d’écran 2016-04-04 à 14.28.05

Aujourd’hui, je me suis inscrit à la SaintéLyon 2016 qui aura lieu le 3 décembre 2016.

Capture d’écran 2016-04-04 à 14.15.29

 

Pour ma deuxième participation, mon objectif est simple : FINIR (vivant) !

L’an dernier, il m’avait fallut 10 h 51 min et 53 secondes pour venir à bout de cette course mythique.

 

Mythique, car cette course n’est pas comme les autres :

  • Départ à minuit de Saint-Etienne..
  • Pour 72 km de routes et de sentiers..
  • Un dénivelé positif de 1730 mètres..
  • Une arrivée sur Lyon le lendemain en fin de matinée..
  • Des conditions météorologiques souvent hivernales (neige & froid)..
  • Des chemins de montagne.. et s’il a plu avant l’épreuve : des torrents de boue #LeBonheur.

Je ferai un topo complet sur cette course dans les mois qui viennent.

Prix de l’inscription : 61 €.

 

Première pause

Cela fait maintenant 14 mois que je cours régulièrement.

En 14 mois, j’ai participé à un Semi-Marathon, deux marathons, La SaintéLyon 72 km, l’EcoTrail 80 km … bref, que du bonheur !

Avec l’ensemble de mes entrainements j’ai réalisé 2864 km. C’est un peu comme si j’avais fait Paris > Moscou en courant.

Capture d’écran 2016-04-04 à 13.19.58

Aujourd’hui je commence mon premier break. C’est parti pour un mois de .. RIEN !

Pas de sortie longue .. pas de levé matinal le weekend .. pas de sortie nocturne en semaine .. pas de montre à recharger .. pas de chaussettes à laver .. Bref, l’ENFER !

Il va falloir que je m’occupe. C’est pour cela que je lance mon blog aujourd’hui.

Je vais y partager mes comptes rendus de course – mes pensées running & trails – mes tests – mes parcours d’entrainement – etc.

Pour me repérer IRL, c’est simple ! Je porte toujours une CASQUETTE VERTE.

Casquette Verte - Runner & Trailer parisien.